Les cicatrices : un travail original, fin, précis, sans douleur

Quand une cicatrice continue d’influencer le corps

Une cicatrice n’est pas uniquement une marque visible à la surface de la peau.

Elle traverse plusieurs couches de tissus – peau, fascias, muscles, parfois structures plus profondes – et peut modifier durablement leur organisation et leur mobilité.

Même longtemps après une chirurgie ou une blessure, une cicatrice peut conserver des zones de tensions inégales. Ces tensions peuvent se propager à distance et perturber l’équilibre global du corps, parfois sans lien évident avec la zone cicatricielle elle-même.

Une cicatrice : un tissu vivant, parfois contraignant

Contrairement à une idée répandue, le tissu cicatriciel n’est pas « figé ».

C’est un tissu de réparation qui perd de la souplesse originale.

Il reste vivant, sensible et en interaction permanente avec les autres tissus du corps.

Lorsqu’une cicatrice perd sa capacité naturelle de glissement et d’adaptation, elle peut :

  • créer des sensations de tiraillement ou de raideur,
  • limiter certains mouvements,
  • favoriser des compensations posturales,
  • participer à l’installation de douleurs chroniques, parfois à distance de la cicatrice.

Ces perturbations peuvent apparaître immédiatement après la cicatrisation… ou plusieurs années plus tard.

Mon approche : lisser les hétérogénéités de tensions tissulaires

Formé en ostéopathie selon la méthode Poyet, j’ai développé une spécialisation spécifique dans le travail des cicatrices.

Mon approche consiste à repérer et lisser les hétérogénéités de tensions présentes dans les tissus cicatriciels.

Il ne s’agit ni d’un massage classique, ni d’une manipulation forcée, mais d’un travail manuel précis, fin et respectueux des tissus.

Par le toucher, j’identifie les zones où les tissus ont perdu leur continuité et leur souplesse. J’accompagne ensuite un relâchement progressif afin de restaurer une répartition plus homogène des contraintes mécaniques et une meilleure qualité de mouvement.

Un travail possible même des années après

Un point essentiel de cette approche est qu’elle ne se limite pas aux cicatrices récentes.

Même anciennes, les cicatrices peuvent conserver des tensions résiduelles.

Ce travail de thérapie manuelle peut alors permettre :

  • une amélioration de la mobilité locale,
  • une diminution des sensations de tiraillement,
  • une meilleure intégration de la cicatrice dans l’ensemble du schéma corporel.

Chaque cicatrice est unique, et le travail est toujours adapté à son histoire, à son ancienneté et au ressenti du patient.

Pour quelles situations ?

Ce travail peut être indiqué notamment en présence de :

  • cicatrices chirurgicales (césarienne, appendicectomie, arthroscopie, chirurgie abdominale ou orthopédique, prothèses, etc.),
  • cicatrices traumatiques (accidents, chutes, plaies anciennes),
  • douleurs persistantes ou récidivantes sans cause évidente,
  • troubles posturaux ou limitations de mobilité après une intervention,
  • sensations de gêne, d’adhérence ou de tiraillement au niveau d’une cicatrice.

Quelques semaines après une chirurgie, ou des décennies après, l’amélioration est systématique.

Une approche globale et individualisée

Le travail des cicatrices s’inscrit toujours dans une prise en charge globale.

La cicatrice n’est jamais considérée isolément, mais en lien avec l’ensemble du corps, de la posture et de la mobilité du patient.

Chaque séance est individualisée, en fonction de l’histoire corporelle, des symptômes et des objectifs définis ensemble.

Prendre rendez-vous

Si vous souhaitez savoir si votre cicatrice peut être prise en compte dans un accompagnement de thérapie manuelle, n’hésitez pas à me contacter ou à prendre rendez-vous.